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Mártires de la Revolución francesa. Lista de causas.

Ver lista de beatificaciones con motivo de la primera canonización en 2016, por Clémence Houdaille en La Croix:

Les martyrs de la Révolution

Clémence Houdaille, le 14/10/2016 à 17h06      

COMPRENDRE. Mort en martyr à Paris, en 1792, lors des massacres de septembre, Salomon Leclercq sera canonisé à Rome dimanche 16 octobre.

Qui était le F. Salomon Leclercq ?

Né à Boulogne-sur-Mer le 14 novembre 1745 et entré au noviciat des Frères des écoles chrétiennes le 25 mars 1767, Guillaume-Louis-Nicolas­Leclercq, en religion Frère Salomon, était, en 1790, secrétaire du supérieur général des lasalliens. Lors de la promulgation de la Constitution civile du clergé, qui donna à l’État le contrôle sur l’Église de France, il refusa, comme la plupart des lasalliens, de prêter serment.

Il fut arrêté le 15 août 1792 comme suspect d’activisme contre-révolutionnaire et emprisonné au couvent des Carmes à Paris, avec de nombreux évêques, prêtres et religieux. Le 2 septembre, avec 200 autres ecclésiastiques, il fut massacré à coups de sabre dans le jardin du couvent.

Salomon Leclercq est alors le premier martyr de sa congrégation, d’où une vénération qui s’étend à tous les lieux lasalliens dans le monde et notamment au Venezuela. C’est là qu’en 2011, la guérison miraculeuse d’une petite fille mordue par un serpent sera attribuée par le diocèse de Caracas au bienheureux Salomon Leclercq, invoqué par les religieuses s’occupant de la fillette.

Comment expliquer le massacre de septembre 1792 ?

En août 1792, à la suite de la chute de la monarchie, des centaines de prêtres, religieux, laïcs, arrêtés à Paris par les révolutionnaires comme ennemis de la patrie et réfractaires à la Constitution civile du clergé, sont enfermés dans diverses maisons religieuses transformées en prisons improvisées : les Carmes, l’Abbaye, la Force.

Le 2 septembre, dans un contexte de panique des révolutionnaires, provoquée d’une part par l’invasion austro-prussienne, d’autre part par des rumeurs de complot interne, ces prisons sont investies par des sans-culottes qui mettent en place un simulacre de tribunal. Plus d’un millier de personnes sont ainsi massacrées. Pour 191 d’entre eux (trois évêques, 127 prêtres séculiers, 56 religieux et cinq laïcs), dont Salomon Leclercq, le martyr en haine de la religion est reconnu. Ils sont béatifiés en 1926.

Qui sont les autres martyrs de la Révolution ?

La première béatification de martyrs de la Révolution, en 1906, c’est-à-dire en période de turbulences entre les catholiques français et la République, avec la loi de séparation des Églises et de l’État et l’expulsion des congrégations religieuses de France, est celle des 16 carmélites de Compiègne, accusées de « fanatisme et sédition » au plus fort de la Terreur et guillotinées le 17 juillet 1794.

En 1920, Benoît XV béatifie quatre Filles de la Charité d’Arras et 11 ursulines de Valenciennes, condamnées à mort pour avoir « enseigné la religion catholique, apostolique et romaine » et guillotinées le 23 octobre 1794. En 1925, ce sont encore des femmes, 32 religieuses d’Orange, décapitées le 9 juillet 1794 pour « avoir voulu détruire la République par le fanatisme et la superstition », qui sont béatifiées par Pie XI. Le P. Noël Pinot, guillotiné le 21 février 1794, revêtu de ses habits sacerdotaux, pour avoir refusé de prêter serment à la Constitution, est béatifié en 1926, en même temps que les martyrs des Carmes.

Autre prêtre réfractaire, le P. René-Pierre Rogue, exécuté à Vannes en 1796, est béatifié en 1934. Des prêtres, religieuses et laïcs, les martyrs de Laval, guillotinés le 21 janvier 1794, sont béatifiés en 1955, comme le seront en 1984 les 99 martyrs d’Angers et d’Avrillé, guillotinés, fusillés ou noyés en janvier et février 1794.

Parmi ces derniers se trouvent de nombreux laïcs, dont beaucoup de femmes. Soixante-quatre prêtres réfractaires, morts en déportation sur les pontons de Rochefort en 1795, sont béatifiés par Jean-Paul II en 1995. En 2011, Sœur Marguerite Rutan, guillotinée le 9 avril 1794, est béatifiée à Dax. Enfin, en 2012, le P. Pierre-Adrien Toulorge, guillotiné à Coutances en 1793, est béatifié.

À noter que jusqu’à présent, les prêtres qui ont prêté serment à la Constitution civile du clergé sont écartés des martyrologes. « Sans être majoritaires, les prêtres jureurs tués pour leur foi pendant la Révolution existent, et sont même assez nombreux, note Paul Chopelin, enseignant à l’université Lyon 3, spécialiste de l’histoire politique et religieuse des XVIIIe et XIXe siècles (1). Mais, n’ayant pas suivi la condamnation de la Révolution par Rome, ils reflètent la tension qui a existé au sein de l’Église pendant cette période. »

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